Cemac : La COSUMAF renforce la lutte anti-blanchiment sur le marché financier
- Le corporate
- 28 avril 2026
- Editorial
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Le régulateur annonce lancement des contrôles basés sur la cartographie des risques. Il s’agit de nouvelles lignes directrices pour aligner le dispositif LBC/FT du marché régional aux standards internationaux du GAFI.
La Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale (COSUMAF) durcit le ton sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Le régulateur a programmé pour 2026 une série de contrôles destinés à vérifier la conformité des acteurs du marché.
« L’année 2026 sera consacrée au lancement de contrôles basés sur la cartographie des risques, pour s’assurer de la conformité technique et de l’efficacité du dispositif LBC/FT des intervenants de marché au regard du référentiel du GAFI et du GAFIMOAN », indique le document adopté le 1er avril.
La COSUMAF met en place « un dispositif de supervision fondé sur les risques en matière de LBC/FT ». Cette approche permet de concentrer les moyens de contrôle sur les acteurs et les opérations présentant les niveaux de risque les plus élevés. Le régulateur s’appuie sur une cartographie des risques établie à partir « des différentes études thématiques et la mise en place d’un système de notation (scoring) des intervenants ».
Parallèlement à cette démarche de contrôle, la COSUMAF poursuit « la sensibilisation et l’accompagnement des acteurs du marché ». L’objectif affiché vise à renforcer la culture de conformité des entités régulées.
Un arsenal réglementaire renforcé
La COSUMAF a adopté en 2025 plusieurs textes structurants. Les lignes directrices relatives aux modalités de mise en œuvre des obligations de vigilance sur le Marché Financier de l’Afrique Centrale ont été validées.
Le régulateur a également adopté les lignes directrices sur « les modalités d’établissement des déclarations d’opérations suspectes sur le Marché financier de l’Afrique Centrale ». Pour 2026, le programme prévoit « l’élaboration et l’adoption des lignes directrices relatives à la déclaration automatique d’opérations, des lignes directrices sur les sanctions financières ciblées, des lignes directrices relatives au traitement des Personnes Politiquement Exposées (PPE) ».
Le bilan 2025 fait état de « quinze (15) instructions adoptées », témoignant du rythme soutenu de production normative du régulateur. Ces textes s’inscrivent dans « le renforcement du dispositif réglementaire LBC/FT ».
La COSUMAF participe activement aux travaux du Cadre de Concertation sur la Lutte Anti-Blanchiment (CCLAB), consolidant les synergies nationales et internationales. Des agents de l’institution ont également pris part à la 23e session de l’Institut Francophone de la Régulation Financière (IFREFI) à Rabat.
Au-delà de la LBC/FT, la COSUMAF intensifie « la surveillance ciblée des dispositifs critiques (Systèmes d’information, Contrôle interne, gouvernance, APE et mandats) ». Le régulateur commence « la mise en œuvre de la supervision basée sur les risques (actions de supervision et de contrôle selon le niveau de risque identifié) ».
Cette approche s’accompagne d’un « suivi de l’exécution des décisions de sanctions prononcées par le Collège ». La COSUMAF prévoit d’ailleurs « l’opérationnalisation de la Commission des sanctions à travers l’élaboration des règles de fonctionnement et les modalités d’instructions des dossiers ».
Le régulateur affiche sa volonté d’augmenter « le nombre de contrôles effectués auprès des entités régulées afin de renforcer leur conformité réglementaire ». L’adoption de « la charte/guide de contrôles et enquêtes de la COSUMAF » expose les modalités pratiques d’exercice des missions de contrôle et énonce les principes de bonne conduite devant être observés par les agents de l’Autorité.



