Fonds de restauration minière : Le Gabon débloque un dossier gelé depuis six ans

Après six années de discussions sans avancée notable, Libreville vient de délier le dossier du retour des Fonds de restauration des sites miniers (Fonds REST) sur son territoire.

Selon une communication publiée par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), l’opération est désormais effective depuis la fin du mois de mars au Gabon, à la suite d’une rencontre entre le gouverneur de la banque centrale, Yvon Sana Bangui, et le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema.

Ce progrès intervient après des années d’impasse technique dans les négociations avec les compagnies extractives, qui avaient commencé en 2019. La nouvelle orientation adoptée met fin à l’approche centralisée de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac) pour privilégier des négociations conduites par chaque État membre, avec l’appui technique de la Banque centrale, afin de tenir compte des spécificités des contrats miniers dans la région.

Le Gabon, en tant que pays producteur, a été le premier à obtenir le rapatriement des premiers fonds REST, bien que les montants exacts n’aient pas été rendus publics. Cette avancée est présentée par la BEAC comme un modèle pour les autres pays de la sous-région, mettant en avant l’importance d’une implication politique forte au plus haut niveau de l’État pour débloquer des dossiers sensibles.

La dynamique s’inscrit dans un contexte plus large de réforme de la gestion des ressources extractives au sein de la CEMAC, où le rapatriement des fonds de restauration, initialement constitués pour financer la remise en état des sites miniers après exploitation, est considéré comme essentiel pour renforcer la transparence, la responsabilité environnementale et la solidité des réserves de change dans la zone.