Cameroun : Le groupe émirati AD Ports prend le contrôle du terminal vraquier de Douala pour 30 ans

Cet engagement prévoit un investissement de 73,4 millions d’euros pour la première phase de développement, visant une capacité de traitement de 4 millions de tonnes de marchandises par an.

L’accord lie AD Ports Group à la structure Africa Ports Development pour la conception, la construction et l’exploitation de cette infrastructure au Cameroun. Le projet se divise en plusieurs étapes techniques. La phase initiale, programmée entre 2026 et 2028, porte sur la création de deux postes à quai s’étendant sur 450 mètres linéaires. Ce terminal est dimensionné pour la manipulation du clinker, du gypse, des céréales et des engrais, répondant ainsi aux besoins d’approvisionnement des industries locales et des marchés de l’hinterland.

Cette entrée au capital, où le groupe d’Abou Dhabi détient désormais 51 %, modifie la structure de l’actionnariat de la concession. L’ensemble des investisseurs émiratis contrôle 60 % des parts, tandis qu’Africa Ports Development conserve 40 % de l’entité. Le coût total de la concession, inscrite dans un modèle de partenariat public-privé de type construction-exploitation-transfert, s’élève à 282 milliards de francs CFA. Le port de Douala traite actuellement 80 % des vracs du pays et 85 % du commerce national.

Le déploiement de ces installations vise à fluidifier les échanges commerciaux en Afrique centrale. Les projections indiquent une création de 4 000 emplois directs et indirects durant la période de mise en œuvre. Cette implantation au Cameroun renforce la présence du groupe émirati sur le continent, où il opère déjà des actifs portuaires et logistiques en Égypte, en Angola, au Congo, au Maroc et en Afrique de l’Est. L’infrastructure terminale s’étendra sur un site de 36 hectares situé sur la rive droite du fleuve Wouri, marquant une évolution de l’offre portuaire de la zone.