Pétrole: Le Cameroun et la Guinée Equatoriale scellent un accord pour le projet transfrontalier Yoyo-Yolanda
- Le corporate
- 11 février 2026
- Editorial
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C’est une avancée majeure pour l’intégration économique en Afrique Centrale. Le mardi 3 février 2026, au Palais du Peuple à Malabo, la Guinée équatoriale et le Cameroun ont officiellement uni leurs forces en signant l’Accord d’Exploitation Conjointe pour le projet pétrolier et gazier transfrontalier Yoyo-Yolanda.
Présidée par le Vice-Président de la République de Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue, la cérémonie a réuni les plus hautes autorités des deux nations, dont le Premier ministre Manuel Osa Nsue, ainsi que des délégations camerounaises et américaines. Ce projet d’unitisation, promu dès 2023 par les chefs d’État Paul Biya et Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, vise à transformer les deux pays en une référence énergétique régionale et mondiale.
Pour Nguema Obiang Mangue, cet accord établit un cadre technique et économique solide, dont l’objectif est double : maximiser les recettes fiscales pour les deux États et stimuler la création d’emplois au sein des deux peuples. « Cette signature démontre qu’une coopération sincère est la voie la plus directe vers une gestion efficace des ressources naturelles partagées », a-t-il déclaré.
Le projet Yoyo-Yolanda marque une première historique pour la Guinée équatoriale, qui s’engage pour la première fois dans une exploitation conjointe avec un pays voisin. Cette réussite intervient seulement deux mois après une rencontre décisive à Yaoundé entre le Vice-Président équatoguinéen et le Président camerounais Paul Biya.
Le succès de ces négociations confirme l’influence croissante de Nguema Obiang Mangue dans le secteur des hydrocarbures. Fort de son précédent succès sur le champ d’Aseng, où il avait renégocié les bénéfices de l’État de 5 % à 32,55 %, il insuffle ici une nouvelle dynamique de performance.
L’accord a été formellement paraphé par les ministres en charge des Hydrocarbures, rejoints par les dirigeants des compagnies nationales GEPetrol et SNH (Société Nationale des Hydrocarbures du Cameroun), ainsi que par les cadres supérieurs de la major américaine Chevron.



