Marchés financiers internationaux : Le Gabon signe son grand retour et regagne la confiance des investisseurs

En l’espace d’une semaine, le Gabon a balayé treize ans de doutes. Portés par une volonté de réforme affichée lors du sommet de la CEMAC, les titres gabonais s’arrachent désormais sur les places financières.

Le 30 janvier 2026 marquera une étape charnière pour le Gabon. Alors que le monde financier observait avec prudence les évolutions politiques du pays, le signal envoyé depuis Brazzaville le 22 janvier dernier a agi comme une décharge électrique sur les marchés. L’engagement du gouvernement à sceller un programme avec le FMI a transformé la perception du risque Gabon en un véritable plébiscite. Le verdict des chiffres est sans appel. Le spread — ce baromètre qui mesure l’écart de risque entre le Gabon et les États-Unis — s’est littéralement effondré de 272 points de base pour s’établir à 790.

Pour la première fois depuis 13 ans, le Gabon repasse sous la barre psychologique des 1000 points. Ce n’est pas qu’un détail technique : en finance, franchir ce seuil signifie que le pays quitte officiellement la catégorie des « émetteurs en difficulté » pour rejoindre celle des économies crédibles et fréquentables. Selon les données de Bloomberg, les obligations gabonaises ont été les plus performantes du monde émergent lors de la séance du 26 janvier. L’Eurobond 2031, titre phare de la dette gabonaise, a enchaîné quatre sessions de hausse consécutives pour atteindre 84,04 % de sa valeur nominale.

Mieux encore : le rendement exigé par les investisseurs a chuté à 10,82 %. En clair, les marchés ne se contentent plus de prêter au Gabon ; ils se battent pour détenir sa dette, acceptant des intérêts plus bas en échange de la sécurité retrouvée du placement.

Il serait réducteur de voir dans cette envolée boursière un simple succès pour les banquiers de Wall Street ou de la City. Pour le gouvernement de la Transition, cette crédibilité retrouvée est une arme de souveraineté massive : chaque point de pourcentage économisé sur les intérêts représente des milliards de FCFA qui ne partent plus à l’étranger, mais restent au pays. Ces marges de manœuvre financières vont directement servir le projet de société du Président Brice Clotaire Oligui Nguema : routes, écoles, hôpitaux et création d’emplois. Un pays qui inspire confiance attire les investisseurs directs, ceux qui construisent des usines et développent l’économie réelle.

Comme le souligne le gouvernement, cette performance n’est pas une fin, mais un puissant levier. Le Gabon est de retour, et il compte bien utiliser cette force nouvelle pour bâtir sa prospérité sur un socle de béton.