Congo : la dette publique baisse à 7229,63 milliards de FCFA en 2025

Au 31 décembre 2025, l’encours global de la dette publique a enregistré un recul significatif de 2,49 %.

Selon le rapport sur la  »Stratégie de gestion de la dette à moyen terme », le stock de la dette publique congolaise(hors arriérés) s’établit désormais à 7 229,63 milliards de FCFA. Il est en baisse de 185,2 milliards de FCFA (-2,49%) par rapport à 2024. En un an, le pays a réussi à réduire son ratio d’endettement de plus de 6points, passant de 80,18 % du PIB en 2024 à 74,11 % fin 2025. Cette décompression budgétaire offre au gouvernement de nouvelles marges de manœuvre, bien que l’encours reste dominé par une composante intérieure prépondérante.

Le portefeuille de la dette reste majoritairement porté par le marché local. La dette intérieure culmine à 4 418,03 milliards de FCFA, soit 61,11 % de l’encours total. Cette catégorie, qui pèse pour 45,29 % du PIB, est structurée autour de trois piliers. D’abord, les titres publics, ils dominent largement avec 47,17 % de la part intérieure. Les créanciers sociaux : (17,22 %), les engagements envers la BEAC : (13,42 %).

La dette extérieure, évaluée à 2 811,62milliards de FCFA (28,82 % du PIB), montre une forte dépendance aux partenaires institutionnels. Les créanciers bilatéraux demeurent les principaux bailleurs de fonds étrangers (45,92 % de la dette externe), suivis de près par les multilatéraux(42,89 %), portés par des institutions de premier plan telles que l’IDA (Groupe Banque mondiale), la BAD et le FMI. Les créanciers commerciaux, quant à eux, ne représentent que 11,19 % du stock externe.

Malgré cette embellie, l’analyse de la qualité des emprunts appelle à la vigilance. La structure de la dette extérieure révèle que les prêts non concessionnels (37,38 %) et semi-concessionnels (33,78 %) représentent ensemble plus de 71 % du portefeuille externe. La part des prêts purement concessionnels (taux d’intérêt bas et délais de grâce longs)ne s’élève qu’à 28,84 %. L’un des enjeux majeurs pour Brazzaville dans les années à venir sera de poursuivre la restructuration de ce portefeuille afin de privilégier des financements moins coûteux et d’allonger la maturité de sa dette.