Gabon : Le coût de la fiscalité aérienne freine la compétitivité du ciel national

Le ministre des Transports et les compagnies aériennes engagent des discussions pour réduire le prix des billets d’avion. Cette volonté se heurte toutefois aux récentes augmentations des redevances aéroportuaires et au maintien de taxes spécifiques qui pèsent sur le coût du transport au départ de Libreville.

L’État gabonais et les opérateurs du transport aérien, dont la compagnie Air France, cherchent un terrain d’entente pour réduire le coût des billets d’avion. Le ministre des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, exprime sa préoccupation face à la structure actuelle des prix, marquée par une accumulation de taxes et de redevances.

Le gouvernement appelle à un effort des parties prenantes pour obtenir une baisse tarifaire au profit des usagers. Toutefois, la politique fiscale nationale actuelle contredit cet objectif. Libreville applique plusieurs prélèvements sur les titres de transport, notamment la Contribution spéciale de solidarité maintenue à 1 % du chiffre d’affaires hors taxes. À cela s’ajoute la hausse de la redevance de sûreté aéroportuaire, passée de 10 000 à 23 000 FCFA pour les vols internationaux, ainsi qu’une revalorisation de la redevance passagère.

Cette orientation budgétaire vise le financement des infrastructures par l’usager. Elle place néanmoins le Gabon en décalage avec les pays de la Cédéao. Ces derniers amorcent une réduction de leur fiscalité depuis le 1er janvier 2026 pour dynamiser leur ciel. De même, l’Éthiopie maintient des taxes modérées pour favoriser son trafic.

Le maintien de charges élevées à Libreville impacte la compétitivité du hub gabonais face aux plateformes voisines. Si l’augmentation des recettes renfloue le Trésor public, elle freine l’attractivité de la destination dans un contexte continental de recherche de baisse des coûts de transport.