Congo : L’australien Blaze Minerals suspend le forage sur le projet polymétallique de Loulombo
- Le corporate
- 3 décembre 2025
- Editorial
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Cette suspension, qui fait suite à un incident de sécurité, survient alors que le gouvernement congolais s’efforce de réviser son Code minier datant de 2005 afin d’attirer les investisseurs et de réduire sa dépendance aux recettes pétrolières.
La société d’exploration minière australienne Blaze Minerals a annoncé, jeudi 27novembre, l’interruption immédiate de son programme de forage de reconnaissance sur le projet polymétallique de Loulombo, situé dans le sud-ouest du Congo. Cette décision fait suite à un incident majeur remettant en cause la sécurité sur le site.
Selon le communiqué officiel, Blaze a été informée par son partenaire local, Congo Shining SARL, d’un « manquement à des obligations non spécifiées » de la part de ce dernier. Ce manquement aurait rendu la garantie de la sécurité des équipes sur place impossible. En réponse, la compagnie a immédiatement prévenu l’entrepreneur en forage, qui a choisi de démobiliser son personnel dans l’attente d’une clarification des circonstances. La foreuse, qui venait tout juste d’arriver de Chine, reste immobilisée sur le site de Loulombo. L’entreprise affirme désormais «travailler activement avec le partenaire local et le conseil juridique pour clarifier la situation ».
Cette interruption soudaine crée un retard stratégique et génère inévitablement des coûts additionnels pour Blaze Minerals. L’entreprise, qui a acquis le permis de Loulombo (195 km² dans la ceinture géologique du West Congo Belt) en juillet 2025 auprès de Gryphon Exploration, mise sur ce site pour développer son portefeuille africain de métaux critiques. Le forage était imminent et devait confirmer de fortes teneurs en plomb, zinc, cuivre, vanadium, ainsi que la présence de métaux critiques cruciaux pour la transition énergétique, comme le gallium et le germanium, identifiés lors des travaux exploratoires précédents. Cette crise survient alors que le gouvernement congolais s’efforce de réviser son Code minier datant de 2005 afin d’attirer les investisseurs et de réduire sa dépendance aux recettes pétrolières.



